Aujourd'hui, c'est Mercredi ! Et aujourd'hui, en Polynésie, c'est ferié ! Et quand c'est ferié, ben on en profite !

Reveil à 8h pour passer qques coups de fil à la fêti'i (famille) et au tane (copain/mari) pour l'une, et aux hoa (amis) pour l'autre. Tereva nous rejoins à 9h30 pour un super petit dej avec du pain coco (qui ressemble a une brioche, fait avec du lait de coco !), de la confiture à la goyave faite par Teura, du café de Rurutu (archipel des Australes), des firi firi (sortes de beignets fait avec du lait de coco), un peu de viande et, bien sur, du beurre salé et des croissants ! 

Il fait encore un temps magnifique, et tant mieux car nous partons faire le tour de l'ile et de toutes ses richesses ! Départ vers 11h en direction du sud. 

Premier arret ? Les Marae. Ce sont les anciens lieux de culte des villages. Ils représentaient par leur taille le prestige du propriétaire. On y trouve des ti'i, qui sont des sculptures qui représentent les dieux. Les polynésiens croyaient, comme les romains, en plusieurs dieux. Ces Marae sont datés du 10e siecle pour les plus anciens, ou du 15e siecle. 

Nous continuons ensuite notre route jusqu'aux trois grottes de Maraa aux noms imprononçables. La plus grosse permet de se baigner dans l'eau qui est à l'interieur et SURPRISE ! Il pleut dedans ! En effet, l'eau coule de la roche et se retrouve... sur nos têtes ! Il faut reconnaitre que c'est assez particulier comme sensation d'avoir de la pluie par ce grand soleil ! L'eau est fraiche, mais elle fait du bien à nos multiples boutons de moustiques sur les mollets !! Les grottes sont entourées d'un jardin de fleurs exotiques, c'est plutot pas mal à regarder. 

Sur la route, Tereva s'arrete pour nous acheter des Mape chauds, l'équivalent tahitien en gouts et en texture de nos chataignes à nous. Pas mauvais du tout ! Et clémence a eu l'air d'accord avec moi, elle en a repris ! 

L'arrêt suivant est un plan d'eau "sacrée". Elle aurait pour vertue de guérir les maladies (je vous en donnes des nouvelles, si mes boutons de moustiques disparaissent et que je ne tousse plus d'ici peu, j'en ramène et je la vend 1000 euros de mililitre ahahah !). Clémence n'a pas voulu s'y baigner, en effet, nous avons vu une ravissante (ou pas) petite anguille se balader dedans. Elle est donc restée sur le bord pendant que Tereva et moi profitions de l'eau parfaitement limpide qui sortait du sol.

Nous avons ensuite quitté Tahiti Nui (= la grande tahiti, plus grosse partie de l'ile) pour rejoindre Tahiti iti, la presque ile, où se trouve le plus gros spot de surf de l'ile : Teahupoo. Bon, apparement ce n'est le plus gros spot de l'ile qu'en juillet et à en juger par la taille des vagues (en gros, minuscules...) nous avons compris pourquoi ! Nous sommes alors au sud de l'ile, et aucune route ne va plus loin. Comme dit Tereva, par rapport à la France nous sommes "au bout du bout du monde". A cet endroit, il n'y a pas de corail dans le lagon, les passes étant trop larges pour que celui-ci se forme. Le sable est donc tout noir ! Ca nous change de la plage de la pension et de celle de Bora Bora ! Mais qui dit sable noir dit sable tout chaud ! Il est 15h, nous commençons à avoir faim. Nous partons donc à la recherche d'un endroit sur la route ou s'arreter pique-niquer. 

Nous sommes maintenant sur la côte Est de tahiti. Et aujourd'hui, sur la côte Est, ben il fait pas beau ! Les premières gouttes commencent à tomber quand nous remontons dans la voiture après manger. Et ce ne sont pas les dernières !! Nous roulons depuis un petit moment quand la pluie s'arrête. Ca tombe bien, nous sommes arrivées aux trois cascades.

Selon la légende, un roi des environs avait une fille, Fauai, qui était réputée comme la plus belle des environs. Il était tellement protecteur qu'il tuait tous les hommes qui essayaient de l'approcher. Un jour, accompagnée de deux gardes du corps, elle rencontre Ivi, un jeune homme de son age qui cherche des plantes pour le soigner. Fauai lui propose alors de trouver les plantes et de devenir sa femme si Ivi l'aide à se séparer de ses gardes du corps. Ivi lui revela alors qu'il était le génie de la vallée. Alors qu'ils fuyaient les gardes, Ivi dit a Fenuai de se plaquer contre la falaise. C'est alors que deux immenses cascades les ont recouverts. On dit qu'ils vivent aujourd'hui heureux, cachés derrière les cascades. Les gardes quant à eux, ne trouvant pas Fenuai, ont fait demi tour. C'est alors qu'une troisième cascade les as ensevelis tous les deux. 

La première est située à 5 min de la route. Quelques touristes se prennent en photo, nous faisons EXACTEMENT la meme chose ! Puis demi tour (au bon moment ! un groupe d'américains arrivait pile à ce moment la !) pour nous mettre en marche en direction des deux autres cascades, situées à 20 minutes de la route. La, plus personne autour de nous. L'accès n'est pas difficile, mais pas donné à tout le monde non plus. N'ayant pas prévu cette petite balade, c'est en tongs que nous attaquons l'ascension. A l'arrivée aux deux cascades, il se met à pleuvoir ! Mouillés pour mouillés, nous allons nous baigner avec Tereva. L'eau est encore plus fraiche qu'à la source sacrée, mais qu'est ce qu'on est bien, tous les trois au pied de cette cascade !! Quelques photos plus tard, nous sortons et rejoignons clémence, qui est aussi trempée que nous à cause de la pluie ! Le retour se passe sans chute, même si nos tongs sont trempées et même si le chemin est boueux.. ouf !

Il commence à se faire tard, et je voudrais revoir le coucher de soleil chez Teura, nous décidons donc de reporter l'arret à la pointe Vénus (tout au nord de l'ile) à un autre jour.

Une traversée de Papeete plus tard, nous voila de retour à notre point de départ : Punaauia. En revanche, le soleil, lui, se cache derrière les nuages ! Dommage pour moi, pas de coucher de soleil ce soir. Il y en aura d'autres !

C'est donc crevées mais contentes de notre journée que nous rentrons à la pension. Je découvre quand même que j'ai pris pleins de coups de soleil. Dans la voiture, fenetre ouverte, on ne se rend pas compte que le soleil tape ! Et du coup, on zappe l'étape crème... Ca m'apprendra !

Sur ce, je vais me coucher, mine de rien demain ce n'est pas ferié ! 

Nana tout le monde ! A bientôt pour de nouvelles aventures !