"Clémence se bat contre les requins", réalisé par Maylis et Clémence, Avec comme actrice principale Clémence .

INTRODUCTION :

Nous nous sommes réveillées une heure avant notre réveil ce matin. Malgré les 6h30, nous étions en pleine forme et de bonne humeur : le soleil brillait déjà, sans nuage et sans pluie. Nous pouvons donc partir faire notre journée en bateau. Au programme ? Nage avec les raies et les requins, découverte de la barrière de corail et pic nic sur un motu, le tout en maillot de bain, au soleil, au paradis. Enfin ca, c’est la théorie. En pratique, il y a quelques modifications…

ACTE 1 :

Rendez-vous à 8h30 au ponton du Rohivai Tour ou nous attend le guide accompagné d’un américain. Départ immédiat pour l’Intercontinental Thalasso & SPA ou nous récupérons une américaine (Paris Hilton-siliconée-fille à papa) puis c’est parti pour l’aventure !

Nous commençons par les requins. Une eau bleu turquoise, 1m50 de fond et… plus d’une dizaines de requins à pointe noir qui tournent autour du bateau. Le guide leur lance des poissons et nous dit : « Je vais leur donner du poisson de ce côté de la corde, vous, vous restez de l’autre côté. Pour les appareils photos, gardez les proche de votre corps, ne tendez pas le bras. »

Pleines d’appréhension, nous descendons les quelques marches qui nous séparent de l’eau doigt de pied par doigt de pied (contrairement aux deux américains qui ont nourrit les requins en premier en sautant directement à l’eau). Quel plaisir de voir des raies, des requins et une multitude de poissons multicolores autour de nous ! Ils sont tous à moins d’un mètre ! Certains nous touchent même ! L’appréhension s’estompe bien vite au profit d’un pur bonheur. L’appareil photo en main, je mitraille clémence sans vraiment toujours voir ce qu’il y a sur les images.

Entourée de requins, je trébuche et donne un coup de pied dans un requin devant moi : petit coup de panique (« il va me manger pour se venger ! ») mais non. Il continue sa route comme si de rien n’était.

Maintenant, au tour de clémence de me mitrailler. « Viens, là il y en a, regarde ! Ca y’est tu as des photos ? » Jusqu’au moment ou…

ACTE DEUX :

« May, je viens de me faire mordre

- Ahah très drôle, elle est nulle ta blague.

- Non, c’est vrai, il a embarqué l’appareil photo, je t’assure regarde »

C’est à ce moment-là que je vois son pouce commencer à saigner. En panique, nous rejoignons le bateau au plus vite sans regarder derrière nous de peur qu’un des requins ne suive l’odeur du sang qui coule à grosse gouttes. En effet, Clémence étant sous anticoagulants, rien n’arrête le sang de couler.

Les deux américains n’ont strictement rien vus et arrivent, l’appareil photo en main sans comprendre ce qu’il se passe (Et oui ! vous allez vous aussi avoir le droit d’en prendre pleins les yeux, nous avons tout récupéré*).

Sur le bateau, le guide réagit très vite : désinfectant, pansement, garrot, appel des pompiers et direction la terre ferme. La douleur de clémence parait insoutenable (mes doigts se souviennent encore de la force avec laquelle elle serrait ma main). Arrivée à terre, je cours chercher ses papiers à la pension et direction l’hôpital (le pompier assis à côté de moi n’a cessé de me répeter « c’est vraiment dommage pour vous, c’était pourtant une journée magnifique pour une excursion comme celle la » Oui, bon, CHUT !).

ACTE TROIS :

Elle récupère petit à petit des couleurs, le sang semble s’être arrêté de couler. Elle est directement emmenée en salle de soins où des médecins lui administrent des antagonistes aux anticoagulants. Elle vous racontera mieux que moi ce qui s’est passé dans cette salle, mais pour ma part, une fois la porte fermée, je craque. L’adrénaline retombe, je réalise ce qu’il vient de se passer. Tina propose de me ramener à la pension pour prendre du linge sec (dans la précipitation, j’étais toujours en maillot de bain qui dégoulinait d’eau dans les couloirs de l’hôpital).

Une fois seule, sous une douche glaciale, je laisse aller toute la peur et l’émotion qui me submergent. Un appel de mes parents et un de Tom plus tard, je vais mieux, je me calme. Je termine de préparer toutes mes affaires quand Tina vient me voir avec son téléphone en main :

« C’est clémence, je vais bien, la blessure était superficielle ils m’ont fait des points de suture, je rentre ». OUUUUUUUUUUUUUF !!!

Du coup, ce midi on s’offre le restaurant ! A défaut de voir des raies et des requins vivants autour de nous, nous en auront dans notre assiette avec un très bon cocktail, sur la plage. Plus de peur que de mal, mais une sacré aventure.

Même si cette histoire parait être le scénario d’un film américain, elle est véritable. On ne s’en rend pas encore vraiment compte, mais ça nous est bien arrivé. En tous cas, plus de baignades sans voir au moins à 30 mètres si un requin ne s’approche pas. Et pas de plongée pour moi pendant le séjour contrairement à ce qui était prévu !

En tous cas nous aurons appris au moins une chose : pour un requin, poisson et appareil photo = même combat !

CONCLUSION :

L’après-midi a donc été consacré au repos, nous nous sommes doucement remises de nos émotions d’abord à la pension avec une petite sieste pour l’une, un bon bouquin pour l’autre, puis sur la plage ou nous avons passé les dernières heures ensoleillées de la journée.

A demain pour de nouvelles aventures, qui devraient être beaucoup moins croustillantes vu que nous avons prévu de… ne rien faire !!

*Nous tenons à préciser que les photos publiées dans l’album ont été prises SANS zoom (et toujours sans retouches de couleur !)